samedi 25 juin 2016

5 points pour mieux connaitre Mame Cheikh Ibrahima Fall

Mame Cheikh Ibra Fall, Baboul Mouridina, Grand érudit qui maîtrisait à fond le Coran et les Sciences connexes. Connu comme le plus fidèle des compagnons de Khadimou Rassoul, il a une histoire qui mérite d’être racontée. En voici cinq points intéressants…

1. La recherche de Guide spirituel

Cheikh Ibrahima Fall a très tôt concentré son énergie dans la recherche de celui qui pouvait lui donner l’opportunité de se réaliser en donnant corps à l’objectif qu’il s’était fixé, à savoir gagner l’agrément de DIEU à travers le service rendu au Maître qu’Il lui a choisi. C’est par un rêve prémonitoire qu’il lui sera révélé l’identité de celui-ci et qu’il lui sera donné instruction d’aller à sa recherche. « Ibra Fall, va à la recherche de ton Maître Serigne Bamba », est l’injonction qui lui sera répétée par trois fois.

Cette quête le mènera alors à Taïba Ndakhar où aura lieu sa rencontre avec Cheikh Ahmadou Bamba, le vingtième jour du mois lunaire de Ramadan de l’an 1301 de l’Hégire.

2. L’acte d’allégeance
Serigne Bassirou Mbacké ibn Cheikh Ahmadou Bamba, dans « Les bienfaits de l’Eternel », rapporte les propos que Cheikh Ibrahima Fall et Cheikh Ahmadou Bamba échangèrent lors de cette rencontre. Cheikh Ibrahima Fall dit : « j’ai tout abandonné, tout quitté, renoncé à tout, pour chercher un Maître qui peut m’assurer l’accès au voisinage du Seigneur […] Si d’aventure je ne le trouverais pas en vie, je chercherai à identifier son mausolée. Et là, sur ce lieu sacré, avec une détermination inflexible, je consacrerai le reste de mon existence en dévotion et en actes si méritoires que DIEU m’accordera à coup sur, le bénéfice du service accompli à ses côtés si je l’avais trouvé vivant. A présent, je fais acte d’allégeance auprès de toi. Je proclame que, de ce bas monde, je ne veux même pas, en bien, l’équivalent du poids d’un cheveu. Mon unique préoccupation est DIEU et ma demeure dans l’Au-Delà ».

3. Sa doctrine

Son crédo était le travail productif qu’il avait élevé au rang d’action pieuse, d’où son mot d’ordre : « Dieuf Dieul, Liguey tchi jaamou Yallah la bok » (Le travail fait partie de la religion).

4. Sa contribution à l’expansion du Mouridisme

C’est Cheikh Ibrahima Fall qui a révélé aux hommes, dit-on, la vraie dimension de Khadimou Rassoul. Ainsi, sans sa clairvoyance, personne n’aurait bénéficié de ses immenses bienfaits. Voila pourquoi, il est appelé Lamp Fall, cette lampe, le phare qui a éclairé la ruée des hommes vers leur Maître. De lui viendrait aussi le surnom de « Baboul Mouridina », lui qui est considéré comme étant le bras séculier, la cheville ouvrière de l’expansion du Mouridisme.

5. Son legs

Avec des milliers de disciples à travers le monde, Mame Cheikh Ibrahima Fall laisse aux générations suivantes de nombreux enseignements sur la voie à suive pour atteindre le Salut. Il invitait les membres de la communauté à une analyse logique pour discerner ce qu’on doit en accomplir sans trahir sa foi.

mercredi 15 juin 2016

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Jang katfichiers
Serigne Abdou DIOUFEntrez
Serigne Abdou Khadre DIAGNEEntrez
Serigne Abdou Khadre GASSAMAEntrez
Serigne Abdoul Ahad TOUREEntrez
Serigne Ablaye NIANGEntrez
Serigne Alioune FALLEntrez
Serigne Alioune NDIAYEEntrez
Serigne Bassirou NIASSEntrez
Serigne Bassirou SENEEntrez
Serigne Bole MBAYEEntrez
Serigne Cheikh GUEYE MayibEntrez
Serigne Cheikh LOEntrez
Serigne DIOKHANEEntrez
Serigne DRAMEEntrez
Serigne El Hadji CISSEEntrez
Serigne GADIAGAEntrez
Serigne Ibra GUEYEEntrez
Serigne Khadim KEINDEEntrez
Serigne Khadim THIAMEntrez
Serigne Madieye DIOPEntrez
Serigne Massila NIANGEntrez
Serigne Mayib GUEYEEntrez
Serigne Mbacke DIAKHATEEntrez
Serigne Mbaye DIOPEntrez
Serigne Mbaye NIANGEntrez
Serigne Modou MBAYEEntrez
Serigne Mor TOUREEntrez
Serigne Mouhamadou Lamine GUEYEEntrez
Serigne Mountakha GUEYEEntrez
Serigne Moustapha DIOPEntrez
Serigne Moustapha KEBEEntrez
Serigne Moustapha SYEntrez
Serigne Moustpha GNINGUEEntrez
Serigne Ndongo THIAMEntrez
Serigne Oumar DIOUFEntrez
Serigne Saliou THIAMEntrez
Serigne Thierno DIENGEntrez
Serigne WADEEntrez
Wa Darou MoukhtyEntrez
Wakeur Baye LahadEntrez
Wakeur Serigne MassambaEntrez

Foulkoul Mashoune : Une Des Plus Grandes Œuvres Littéraires De L’islam

Le Foulkoul Maskhoune fait partie des plus grandes œuvres littéraires que le monde musulman ait connu. C’est un recueil de poèmes d’une richesse et d’une diversité inouïe en terme de lyrisme prophétique, en plus du fait que sa force spirituelle et sa contenance en terme de bienfaits dépasse tous ce que l’humanité pourrait imaginer.
Ainsi, son auteur, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, faisait de temps en temps des révélations à propos du recueil quand il en avait l’occasion.

De ce fait, Serigne Touba affirmait qu’à chaque fois que le récital du Foulkoul Maskhoune a été effectué, les portes de l’enfer seront à jamais fermées pour ceux qui ont effectué la déclamation des vers et pour ceux qui ont écouté la lecture religieusement jusqu’à son terme. Le paradis sera leur demeure, et il ne saurait en être autrement. En plus ils seront élevés au rang des plus grands saints et auront la même considération que les valeureux qui ont consacré leur vie à l’adoration et au jihad.

La miséricorde universelle contenu dans le Foulkoul Maskhoune est matérialisé, notamment, par son nom qui renvoie littéralement à l’Arche de Noé, dont Serigne Touba certifie que Dieu lui à remis l’ensemble des secrets.

Le fondateur du mouridisme disait également du recueil, que Dieu lui a gratifié, par la grâce du Prophète Mohamed (PSL), de communautés qui se consacreront à la lecture et à la vivification perpétuelle du Foulkoul Maskhone. Par conséquent, que les disciples qui s’y engagent soient certains du succès de leur entreprise, car son couronnement a été scellé bien avant.

Khadimou Rassoul dit, aussi, que c’est au moment où il produisait le recueil que le Prophète Mohamed (PSL) lui est venu pour lui remettre l’ensemble des secrets contenus dans le Saint Coran. Il ajoute que, lorsque l’oeuvre fut achevée, les jours et les mois sont venus lui faire allégeance, et Dieu, à cette occasion, lui a fait don de la dote de l’ensemble des « hourou haïni ». C’est également à travers le Foulkoul Maskhone que le Tout Puissant lui a offert la totalité des bienfaits contenus dans tous les mois de l’année sans exception, de zul-hijja à muharram…
Khadim Kawsara

lundi 23 mai 2016

BOROOM TOUBA AK DAROU [Par A. Aziz Mbacké Majalis]



Mame Thierno Ibra Faty a depuis toujours symbolisé à nos yeux l'un des plus grands prodiges de Cheikh A. Bamba. Mais pas seulement à cause des raisons les plus couramment citées dans l'hagiographie mouride. Tels le fait qu'il soit son frère, qu'il fut confié au Cheikh dès son plus jeune âge, qu'il fut l'un des premiers qui ait cru en lui, qu'il ait passé avec lui toute sa vie, ait pris en charge sa famille en son absence avec un courage et une détermination extraordinaires etc.
Ce qui m'a, par contre, toujours le plus frappé chez Boroom Darou, c'est surtout sa remarquable CONSTANCE dans son engagement auprès de Serigne Touba, son sens inégalé de l'ORTHODOXIE islamique et sa SYMBIOSE inédite avec le Cheikh. Des qualités que tout disciple mouride doit s'évertuer, du mieux qu'il pourra, imiter pour prétendre être un jour compté parmi les Véridiques (murid sâdiq) dont le bras-droit de Cheikh A. Bamba est l'un des modèles les plus parfaits.
SA CONSTANCE
La constance de Mame Thierno est démontrée par le sens du sacrifice et de la sincérité auquel il n'a jamais failli durant plus du demi-siècle de compagnonnage avec son illustre grand-frère. Que ce soit au cours des dures épreuves de leur jeunesse, ou durant la dure traversée du désert de l'exil et de ses persécutions, ou lors des grandes crises et périodes de troubles à l'intérieur du Mouridisme etc. Mais la preuve la plus frappante, pour nous, de la fidélité de Mame Thierno à ses nobles principes est sa grande résilience et sa capacité à ne pas se laisser détourner de son objectif initial (qu'était l'Agrément Divin) aux moments les plus périlleux de l'opulence et de l'arrivée des bienfaits terrestres (à partir surtout de l'étape de Diourbel). Ainsi, sans jamais céder aux nombreuses tentations du statut de "cheikh" et autres sirènes de la richesse (auxquels beaucoup d'autres "cheikhs", pourtant, "aspiraient"), Boroom Darou sut excellemment persévérer dans la même démarche (pastéef) et les mêmes résolutions (pas-pas) prises depuis les origines, à Mbacké Cayor. A savoir, rechercher en toute chose et en tout lieu le seul objectif qui vaille la peine d'être recherché : l'Agrément et la Face Exclusive du Seigneur Tout-Puissant. Un puissant rappel pour nous, les mourides d'aujourd'hui, qui devrons apprendre de Mame Thierno à ne jamais nous laisser détourner de notre engagement initial et de notre affiliation à Serigne Touba. Aussi bien par les épreuves "négatives" (les maux et difficultés) que par les épreuves "positives" (les bienfaits et plaisirs) du monde d'ici-bas...
SON ORTHODOXIE
L'orthodoxie islamique de Mame Thierno, tout au long de sa vie, est autant étonnante. Ayant très tôt bénéficié du système d'éducation de Cheikh A. Bamba, plus qu'aucun autre (au moment privilégié où celui-ci se chargeait lui-même et directement de la formation de ses disciples), Boroom Darou s'est toujours attaché à la stricte observance de l'ensemble des règles du culte. Sans jamais y faillir, quel que soit le lieu ou le moment, de l'exacte manière dont il a toujours vu son maître et modèle le faire. Cette conformité légendaire à la mosquée, à la daara (instruction/éducation) et aux darous (société) nous semble être l'un des plus excellents modèles de conduite dont tous mes condisciples et moi-même devons plus que jamais nous inspirer pour nous rapprocher davantage de l'Archétype du véritable mouride...
SA SYMBIOSE AVEC SERIGNE TOUBA
La proximité extraordinaire et la symbiose que Mame Thierno entretenait avec Serigne Touba était assez rare, pour ne pas dire inédite. Un grand nombre de récits authentifiés démontrent cette relation privilégiée qui lui accordait même, détail assez significatif, le droit presque exclusif de s'opposer et de discuter avec le Cheikh sur les grandes décisions que celui-ci voulait prendre envers sa propre famille ou même la communauté mouride. Cette prérogative que le Cheikh (malgré toutes ses faveurs divines) lui avait accordée sur sa personne et sur ses propres affaires nous semble assimilable, en un sens, à la Shûra (consultation) prophétique, qui permettait dans certaines circonstances aux Compagnons-Disciples, comme Seydina Oumar, de contredire l'avis du Messager de Dieu. Ou même à l'adjonction de Haroûn comme Assistant-Prophète auprès de Moïse pour l'assister dans sa mission divine. Et ce n'est pas peu de dire que si Mame Thierno a pu obtenir ce grade inédit, ce n'est certainement pas et uniquement à cause de ses seules relations fraternelles avec le Cheikh et de leur histoire commune. Mais que c'est plus dû à ses qualités de sincérité, de constance dans l'engagement, d'orthodoxie envers les Ordres et Interdits de Dieu, de persévérance sans faille dans l'Adoration du Créateur (Ibâda) et le Service des créatures (Khidma), de perfectionnement spirituel, d'attachement aux qualités de véritable croyant (hanîf) etc. Des qualités auxquelles nous, les mourides du 21e siècle, devrons nous rappeler, en ce jour de son Magal, et nous attacher plus que jamais. Si nous voulons sincèrement nous rapprocher spirituellement de Serigne Touba et ne pas nous contenter de déclarations théoriques que contredisent quotidiennement nos actes...
Au vu de cette grande valeur de Mame Thierno Ibra Faty (dont le stade le plus élevé qu'il ait jamais revendiqué est celui de disciple), il ne nous semble nullement exagéré de soutenir qu'il constitue, à l'instar d'autres illustres grandes figures (comme Cheikh Ibrahima Fall, Mame Cheikh Anta, Serigne Ndame Abdourahmane, Serigne Mbacké Bousso etc.), non seulement un acteur de premier plan mais un "actionnaire" du Mouridisme. De l'exacte manière dont les musulmans de tous les temps demeureront à jamais redevables des Combattants de Badr. Ces disciples émérites de Serigne Touba pouvant être assimilés à des "investisseurs" dont les héritiers et "ayant-droits" ont aujourd'hui autant le droit que les autres descendants du Cheikh (qualifiés de "directs") d'être honorés par tous les mourides et de jouer un rôle de premier plan dans la perpétuation du message et du "patrimoine" spirituel légué par Serigne Touba. Car nulle branche ou "succursale" du Mouridisme n'ayant historiquement le droit de réclamer la propriété exclusive ou privilégiée de tout ou partie dudit patrimoine indivis dont tous, es qualité d'ayant-droits spirituels, demeureront solidairement et indéfiniment responsables.
C'est cela, à notre sens, le véritable legs de Boroom Darou.

mercredi 18 mai 2016

Le secret qui permet de concilier la Satisfaction de Dieu et celle des hommes selon Cheikh Ahmadou Bamba



Un éminent disciple interrogea un jour Cheikh Ahmadou Bamba sur le secret qui lui avait permis de concilier si harmonieusement les deux choses les plus difficilement conciliables au monde pour un être humain. A savoir, la Satisfaction de Dieu et celle des hommes. Sachant que, en recherchant sincèrement et exclusivement l'Agrément du Créateur, il fallait très souvent au fidèle renoncer à obtenir l'assentiment de Ses créatures. Celles-ci nous incitant en général à nous attacher à ce qui, en réalité, déplaît au Seigneur.

Le Cheikh lui fit cette réponse remarquable de profondeur spirituelle :
« Ce qui m'a permis d'obtenir la Satisfaction de mon Seigneur consiste à trois choses :
(1) J'ai toujours persévéré à accomplir les Recommandations de Dieu - quelqu'elles soient,
(2) Je me suis toujours abstenu de commettre les Interdits de Dieu - quelqu'ils soient,
(3) Je me suis toujours réjoui de Ses Actes et de Son Décret, quelqu'il soit (cette acceptation absolue de la Volonté Divine étant d'ailleurs l'état le plus difficile à atteindre pour un croyant).


Pour ce qui est de mes semblables, trois choses m'ont également permis d'obtenir leur satisfaction en mon endroit :
(1) J'ai toujours persévéré à ne jamais leur porter un quelconque tort ou préjudice - quelqu'il soit,
(2) Je leur ai toujours pardonné leurs torts et préjudices en mon endroit - quelqu'ils soient,
(3) Je leur ai toujours laissé leurs biens et honneurs - quelqu'ils soient - et n'ai jamais cherché à les diminuer ou à les en déposséder.

Ce sont ces deux attitudes qui m'ont permis d'obtenir à la fois la Satisfaction de mon Créateur et celle de Ses créatures. »