mercredi 15 janvier 2014

Inhumation du frère ainé de Cheikh Béthio à Touba- Serigne Bass Abdou Khadre a dirigé la prière mortuaire


C’est à 14 heures 22 minutes, ce mercredi, que Serigne Guillé Thioune, le frère aîné du guide siprituel des Thiantacounes, a été inhumé dans les nouveaux cimetières de Touba. Auparavant, la prière mortuaire s’est faite au niveau des anciens cimetières situés à l'est de la Grande mosquée, sous la conduite de Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké, porte-parole du Khalife Général des Mourides et sous le Ndigel de ce dernier.

Plusieurs dignitaires ont fait le déplacement. C’est le cas de Serigne Moustapha Saliou Mbacké qui a effectué la prière juste après l’enterrement. Il était accompagné de Serigne Djily Mbacké Ibn Serigne Cheikh Saliou, venu représenter  son père, le Khalife de Serigne Saliou. Cheikh Béthio a réitéré son attachement à Serigne Saliou Mbacke, le défunt khalife général des mourides, son regretté guide religieux, qu’il sait encore présent dans les cœurs. Il précisera que son frère avait fait son allégeance auprès de ce dernier.

mardi 14 janvier 2014

(PHOTOS) Gamou 2014: Visite Délégation S. Bassirou Mbacké Abdoul Abdou Khadre à Tivaouane


(VIDÉO) Gamou 2014 à Mermoz: Serigne Modou Kara invité de Cheikh Béthio Thioune

Touba: Le nouveau cimetière baptisé « Bakhiya »

Le nouveau cimetière de Touba inauguré à la suite de la fermeture de l’ancien situé à l’est de la grande mosquée, vient d’être baptisé « Bakhiya » par le Khalife Général des Mourides, Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké.

Ce nom est symbolique à plus d’un titre car il rappelle le patrimoine du monde musulman que représente le cimetière de Médine où reposent des Compagnons du prophète de l’islam, Mouhammad (PSL).

Le choix de ce nom révèle une fois de plus l’héritage culturel et civilisationnel de l’islam que Serigne Touba a toujours revendiqué et préservé et vient conforter ce qui a toujours prévalu quand il s’agit de choisir un nom de baptême à un quartier ou à un site quelconque dans la ville sainte de Touba. A titre d’exemple on peut citer le célèbre marché « Ocass » de Touba, les quartiers de « Oumoul khoura » « Taif » « Médinatoul, » etc. c’est dire que par la restauration des noms de sites liés à l’existence du Meilleur des créatures ne fait que s’inscrire encore dans ce à quoi Serigne Touba s’est consacré toute sa vie durant à savoir perpétuer la tradition prophétique.

lundi 13 janvier 2014

(VIDÉO) Waxtaanu Cheikh Abdoul Ahad Mbacké: Digeunté Serigne Touba ak Yonent bi (SAWS)

Témoignage du poète français Alphonse de Lamartine sur le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur lui)


« Jamais un homme ne se proposa, volontairement ou involontairement, un but plus sublime, puisque ce but était surhumain : Saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l'homme et l'homme à Dieu, restaurer l'idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l'idolâtrie...


Jamais homme n'entreprit, avec si faibles moyens, une œuvre si démesurée aux forces humaines, puisqu'il n'a eu, dans la conception et dans l'exécution d'un si grand dessein, d'autre instrument que lui-même, et d'autres auxiliaires qu'une poignée de barbares dans un coin du désert.


Enfin jamais homme n'accomplit en moins de temps une si immense et si durable révolution dans le monde, puisque, moins de deux siècles, après sa prédication, l'islamisme prêché et armé régnait sur les trois Arabies, conquérait à l'unité de Dieu la Perse, le Khorasan, la Transoxiane, l'Inde occidentale, la Syrie, l'Egypte, l'Ethiopie, tout le continent connu de l'Afrique septentrionale, plusieurs des îles de la Méditerranée, l'Espagne et une partie de la Gaule.


Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, et l'immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l'homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l'histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n'ont remué que des armes, des lois, des empires; ils n'ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d'hommes sur un tiers du globe habité; mais il a remué de plus des autels, des dieux, des religions, des idées, des croyances, des âmes; il a fondé sur un Livre dont chaque lettre est devenue loi une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toute langue et de toute race, et il a imprimé, pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane, la haine des faux dieux, et la passion du Dieu Un et immatériel. Ce patriotisme, vengeur des profanations du ciel, fut la vertu des enfants de Mahomet; la conquête du tiers de la terre à son dogme fut son miracle, ou plutôt ce ne fut pas le miracle d'un homme, ce fut celui de la raison... L'idée de l'unité de Dieu, proclamée dans la lassitude des théogonies fabuleuses, avait en elle-même une telle vertu, qu'en faisant explosion sur ses lèvres elle incendia tous les vieux temples des idoles et alluma de ses lueurs un tiers du monde.»
 
Source: Alphonse de LAMARTINE, 1854, Histoire de la Turquie

dimanche 12 janvier 2014

El Hadji Abdou Rassoul Djigal, un contemporain de Serigne Touba, dernière personne à être inhumée au cimetière de Touba

El Hadji Abdou Rassoul Djigal est décédé à l'âge de 113 ans ce vendredi 10 janvier  2014 des suites d’une courte maladie. La particularité de cet homme? Il a vécu aux cotés de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké de 1912 à 1927 (date de la disparition de ce dernier). Et c'est en 1930 qu'il est venu s'installer à Bargny. Il était ami avec tous les khalifes généraux de Serigne Touba, et aussi très ami à Serigne Cheikh Mbacké Gaindé Fatma.

Pour rappel, le khalife des mourides Serigne Sidy Mokhtar avait ordonné la fermeture du cimetière de Touba ce samedi 11 janvier 2014 et par une coïncidence extraordinaire, El Hadji Abdou Rassoul Djigal est le dernier à être enterré dans ce cimetière. "Baye Abdou Rassoul était vraiment un homme de Dieu, un homme généreux, solidaire et surtout très modeste", témoigne son disciple Cheikh Ibrahima Diop.