La fête de l’Aïd El Kébir sera célébrée à Touba le mercredi 16 octobre 2013 soit le 10ème de Dhûl Hijjah 1434 H.
L’annonce a été faite par la commission chargée de scruter le croissant lunaire dans la ville sainte de TOUBA.
Elle s’est réunie le dimanche 6 octobre après la prière
du crépuscule et a confirmé l’apparition de la lune dans plusieurs
localités du pays.

C’est justement un geste de haute portée à travers
lequel le musulman commémore l’acte de Foi qui a conduit le Prophète
Abraham à accepter de sacrifier l’unique enfant dont le SEIGNEUR l’avait
gratifié, lorsque, pour l’éprouver, Il lui ordonna de procéder ainsi.
En effet, ayant atteint l’âge de quatre vingt ans sans
avoir jamais eu d’enfant, il prit l’engagement de sacrifier à la face du
Seigneur, le premier des enfants qu’Il voudra bien lui accorder. Ainsi,
quand Ismael, ce premier né, eut l’âge de l’accompagner dans les
alentours de la Mecque, le Seigneur lui rappela dans un songe la
promesse qu’il LUI avait faite. Il dit alors à son fils :
" Ô mon fils, je me vois en songe
en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses " . (Ismael) dit : "
Ô mon cher père, fais ce qui t’est commandé : tu me trouveras, s’il
plaît à Allah, du nombre des endurants ".(Coran, S37 V102).
Et le Coran qui rapporte ce dialogue, poursuit en ces termes :
" Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre
d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front, voilà que nous l’appelâmes : "
Abraham ! Tu as confirmé la vision (...)"
"Et nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse " (S37,
V103-104-105-107).
Il s’agit d’un bélier que Le Bon Dieu a dépêché par
l’intermédiaire de l’Ange Gabriel, et qui fut sacrifié à la place du
longanime Ismael. Et le Seigneur de dire :
" Ainsi récompensons-nous les bienfaisants " (S37, V110.)
De cet événement naquit une tradition qui, au demeurant,
est une recommandation divine : désormais, le musulman devra commémorer
cet acte mémorable de foi par le sacrifice d’un bélier. D’ailleurs le
Coran dit :
" Et nous perpétuâmes son renom dans la postérité " (S 37, V108)
Le musulman, en célébrant ce jour, se rappelle
nécessairement cet acte de foi, la grandeur d’âme, l’esprit de
sacrifice, la confiance ferme en Dieu, toutes qualités qui ont animé le
Prophète Abraham dans l’accomplissement d’une aussi noble action.
S’il demeure que la commémoration de la fête du
sacrifice consiste à l’immolation d’un bélier pour son aspect symbolique
par rapport à l’historique de l’évènement, il est cependant permis de
recourir, selon les moyens du croyant, à l’utilisation d’un autre animal
(chèvre, bœuf, chameau, etc.), pour perpétuer ce sacrifice.
Ainsi, le sacrifice du mouton, du point de vue de la
jurisprudence islamique, incombe à tout musulman majeur qui a les moyens
d’acheter une bête qui correspond aux normes exigées pour un évènement
aussi important. Il serait peut-être bon de préciser à ce sujet que la
préférence va à un bélier. A défaut, dans l’ordre de la hiérarchie
définie par l’Islam, on peut immoler une brebis, une chèvre, un bœuf, un
chameau ou même un coq, en tout cas une bête qui ne souffre d’aucune
infirmité.
Source: htcom.sn
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