Le Kourel est formé par un groupe de personnes assis ou débout et
formant un cercle (« Kourel kat ») qui chantent les éloges du Prophète
(PSL) à travers les écrits de Cheikh Ahmadou BAMBA Khadimou Rassol. Ces
écrits sont connus sous le nom de Qaça’id.
Les membres du kourel (le nombre variant d’un koureul à un autre)
détiennent chacun d’eux une spécificité ou une finesse vocale
permettant, en un mouvement d’ensemble, d’élaborer une tonalité ou une
sonorité originale à l’image des anciens (Mag gni) qui le faisaient sous
la demande du fondateur du Mouridisme Serigne Touba lui-même.
Les membres d’un koureul appartiennent le plus souvent à un même
Dahira, Daara ou ont en commun le même marabout auquel ils ont porté
allégeance (Djebalou). Ils arrivent des fois qu’ils soient issus d’une
fédération des différents Dahiras et Daara d’une même localité ou de
localités diverses, on parle alors de « Kourel fédération » ou encore
de « Kourel djoko ».
A la tête de chaque kourel se trouve, en général, un « chef de kourel » qui est le maître du cœur (« dadj kat »).
Le maître du cœur est chargé de diriger les séances de répétition, de
choisir (avec ses pairs) les qaça’id et les mélodies à mettre dans le
programme du kourel pendant les préparatifs des grands évènements comme
le Grand Magal de Touba, le Maouloud, les Thiant…Il est aussi chargé
d’annoncer les mélodies (Dadj) lors des séances de prestation du kourel.
Cette activité se répète durant toute la séance de la prestation du
kourel et consiste à soit, passer d’une mélodie à une autre, soit
relever, abaisser ou niveler le rythme de la mélodie en cours. On parle
en d’autres termes de Dièse, bémol ou bécarre. En effet, le « Dadj
Kat » donne des signes avec sa main pour indiquer le niveau sonore à
exécuter.
Le maître du cœur est, des fois, chargé de veiller sur l’assiduité
et le comportement des membres du kourel pendant les séances de
prestation et surtout pendant les séances de répétition. Des fois cet
aspect est géré par un de ses pairs choisi comme étant le chef du
kourel.
NB : Le chef du kourel est des fois différent du maître de cœur.
Pour être cohérents et respecter le mouvement de cœur d’ensemble lors
des prestations, les membres du kourel se fixent un calendrier de
répétition selon la disponibilité des uns et des autres.
Les mélodies repris par les kourel lors des séances de répétition ou
de prestation proviennent le plus souvent des anciens disciples de
Serigne Touba (« Mag gni ») ou d’autres qui ont continué à créer des
mélodies depuis l’avènement des fils et petits fils du fondateur du
mouridisme au khalifat, (voir plus bas). On parle alors de « dadjou
wakeur Serigne Massamba, dadjou Serigne Aladji CISSE, dadjou Baye
Youssou NDAO, dadjou Serigne Moustapha SY, dadjou Serigne Abdou Khadr
GASSAMA, dadjou Serigne Bolé MBAYE » pour ne citer que ceux là. Des
fois, la mélodie peut provenir de l’inspiration et de l’expérience d’un
des membres du kourel ; dans ce cas on dit que cette mélodie est propre
au kourel pour des raisons solidaires.
Les qaça’id sont inscrits sur des supports appelés « Dôles ». Pendant
les séances de prestation, les dôles sont placés sur des pupitres pour
apporter une certaine chorégraphie au kourel qui forme un cercle autour
des ces pupitres.
La déclamation de qaça’id se fait aussi en individuel. Cette façon
de psalmodier les panégyriques sur le Prophète est appelée "Rajaz". Ces
prestataires ou "rajaz katt" utilisent différentes mélodies afin de
pouvoir louer le prophète sur tous les genres poétiques sur lesquels le
Cheikh a eu à écrire. La plupart du temps ces mélodies leur sont
propres, relèvent de leur inspiration ou d’un ordre divin reçu par le
Cheikh lui même. Ces mélodies sont élaborées tenant compte, le plus
souvent, de la versification des qaça’id par le Cheikh lui-même.
Pour être membre d’un kourel, le prestataire doit remplir certaines
conditions propres au kourel et devra subir une séance de test. Il
s’agira soit :






Selon son assiduité et son comportement (dans le kourel ou même en
dehors du kourel), un membre peut être sanctionné allant même jusqu’à
être écarté du groupe.
Serigne Saliou MBACKE : « Le kourel est à l’image de l’oiseau qui
vole, les prestataires en constituent les ailes et ceux qui écoutent les
plumes. »
Source: htdkh.org
eskey amna solo
RépondreSupprimerdieure dieufe serigne touba
RépondreSupprimerAkassa dieureudieuf
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